Vaccination adulte : quels rappels ne pas oublier chez son médecin ?

25/07/2026
Vaccination adulte : quels rappels ne pas oublier chez son médecin ?
Tétanos, zona, grippe : découvrez les 5 rappels vaccination adulte à vérifier sans attendre chez votre médecin généraliste

Beaucoup d'entre vous pensent que la vaccination est une affaire classée depuis l'enfance. Pourtant, en 2023, à peine 50,7 % des Belges de plus de 65 ans étaient vaccinés contre la grippe, très loin de l'objectif de 75 % fixé par l'OMS. L'explication est simple : l'immunité conférée par certains vaccins reçus dans l'enfance diminue avec le temps, ce qui rend indispensables des rappels réguliers tout au long de la vie adulte. Au cabinet du Docteur Nyakio Kibonga, médecin généraliste à Sombreffe, la prévention vaccinale fait partie intégrante du suivi personnalisé de chaque patient. Voici les cinq rappels de vaccination adulte à vérifier sans tarder chez votre médecin généraliste.

Ce qu'il faut retenir
  • Le rappel dTpa (diphtérie, tétanos, coqueluche) doit être effectué tous les 10 ans, sans limite d'âge, conformément au calendrier vaccinal de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
  • La vaccination antigrippale doit être réalisée entre mi-octobre et fin novembre ; en Wallonie, seuls 46,1 % des plus de 65 ans étaient vaccinés en 2023, contre un objectif OMS de 75 %.
  • Le vaccin Shingrix® contre le zona est recommandé dès 60 ans : deux doses espacées de 2 à 6 mois, avec une efficacité supérieure à 80 % sur 11 ans contre les névralgies post-zostériennes.
  • La Vaccicard, déployée en Wallonie depuis janvier 2026, centralise l'ensemble de vos données vaccinales (ONE, sumehr, Vaccinet) dans un coffre-fort numérique unique, accessible via le Réseau Santé Wallon.

1 – Le vaccin dTpa : un rappel tous les 10 ans, sans exception

Le socle incontournable des rappels à l'âge adulte

Le vaccin combiné contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (dTpa) constitue le socle des rappels vaccination adulte chez le médecin généraliste. En Belgique, ce rappel est recommandé tous les dix ans, sans limite d'âge, conformément au calendrier vaccinal de la Fédération Wallonie-Bruxelles et aux recommandations de la Commission communautaire commune. Lors d'une consultation de médecine générale à Sombreffe, ce rappel fait partie des premières vérifications effectuées par le Docteur Kibonga.

Des risques bien réels en cas de rappel oublié

Les risques sont bien réels. Le tétanos peut survenir après une simple plaie souillée lors d'un jardinage ou d'une promenade en forêt, si le rappel n'est pas à jour. La coqueluche, quant à elle, peut s'avérer fatale pour un nourrisson non encore vacciné, contaminé par un adulte de son entourage qui ignorait être porteur du germe.

Le conseil est clair : n'attendez pas une blessure pour vérifier la date de votre dernier rappel. Si vous ne vous en souvenez plus, votre médecin généraliste peut consulter votre dossier médical et reconstituer votre historique vaccinal. Un geste de quelques minutes qui peut littéralement vous sauver la vie.

2 – La grippe : une vaccination annuelle à planifier avant fin novembre

500 000 cas par an en Belgique

Chaque année en Belgique, environ 500 000 personnes contractent la grippe. Et les conséquences peuvent être dramatiques : 90 % des décès liés à ses complications surviennent chez les plus de 65 ans, selon les données de Sciensano et du Conseil Supérieur de la Santé (CSS). La vaccination antigrippale doit être renouvelée chaque saison, car le virus mute et la composition du vaccin est adaptée en conséquence.

Des disparités régionales préoccupantes

Les disparités régionales de couverture vaccinale chez les 65 ans et plus sont marquées : en 2023, la Flandre atteignait 58 %, contre seulement 46,1 % en Wallonie et 44,4 % à Bruxelles (Mutualités Libres). Ces chiffres montrent que la sous-vaccination est particulièrement prononcée dans les régions francophones, bien loin de l'objectif de 75 % fixé par l'OMS.

Le CSS recommande de se faire vacciner entre la mi-octobre et fin novembre. Le vaccin nécessite dix à quinze jours pour induire une protection efficace. Attendre janvier, c'est risquer de se retrouver sans bouclier immunitaire en plein pic épidémique.

Plusieurs groupes sont prioritaires en Belgique :

  • Les personnes de plus de 65 ans
  • Les patients atteints d'une maladie chronique (diabète, BPCO, insuffisance cardiaque…)
  • Les femmes enceintes
  • Les professionnels de santé

Pour les plus de 65 ans, il est désormais recommandé de demander spécifiquement un vaccin renforcé (Efluelda® ou Fluad®), mieux adapté à la réponse immunitaire diminuée liée à l'âge. Malgré cela, seulement 43,4 % des personnes souffrant d'une maladie chronique étaient vaccinées en 2023, d'après les Mutualités Libres. Un chiffre alarmant qui souligne l'importance d'aborder ce sujet lors de chaque consultation.

Conseil : Si vous avez plus de 65 ans ou si vous souffrez d'une maladie chronique, prenez l'habitude de bloquer un rendez-vous vaccinal dès la mi-octobre dans l'agenda de votre médecin généraliste. Cette simple routine annuelle maximise votre protection avant le pic épidémique hivernal.

3 – Le Covid-19 : une recommandation ciblée pour les groupes à risque

Des groupes prioritaires encore largement sous-vaccinés

Pour la saison 2025-2026, le CSS maintient la recommandation d'un rappel vaccination adulte contre le Covid-19, mais uniquement pour certains profils. Sont concernés les personnes de 65 ans et plus, les patients immunodéprimés, ceux atteints de pathologies chroniques, les femmes enceintes avec comorbidités, les résidents en maison de repos et le personnel soignant. Les données de la saison précédente illustrent l'ampleur du retard : pour 2024-2025, seulement 15,2 % de la population adulte belge et 41,3 % des plus de 65 ans avaient été vaccinés avec le vaccin JN.1 (CBIP), bien en deçà des groupes prioritaires identifiés par le CSS.

Co-administration possible avec le vaccin antigrippal

Le vaccin recommandé en Belgique est le Comirnaty LP.8.1® (BioNTech-Pfizer), ciblant le sous-variant LP.8.1. L'administration simultanée avec le vaccin antigrippal est tout à fait possible et même encouragée. Idéalement, les deux injections se font entre le 15 et le 31 octobre pour maximiser la protection avant le pic hivernal.

Pour les adultes de moins de 65 ans en bonne santé et sans facteur de risque, aucune recommandation systématique n'est formulée. Toutefois, si vous êtes fumeur, sédentaire ou présentez une consommation excessive d'alcool, une discussion individuelle avec votre médecin généraliste reste pertinente pour évaluer l'opportunité d'un rappel.

4 – Le zona : une vaccination recommandée dès 60 ans

Un virus dormant qui se réveille avec l'âge

Le zona est une réactivation du virus varicelle-zona (VZV), un virus qui sommeille dans l'organisme après un épisode de varicelle dans l'enfance. Avec le vieillissement, l'immunité cellulaire diminue, et le virus peut se réveiller. Selon le KCE, une personne sur cinq ayant eu la varicelle développera un zona au cours de sa vie. Au-delà de 65 ans, environ 20 % des patients touchés souffrent encore de douleurs intenses un mois après l'épisode.

Shingrix® : une efficacité supérieure à 80 % sur 11 ans

Le Conseil Supérieur de la Santé recommande depuis 2022 la vaccination avec Shingrix® pour toutes les personnes de 60 ans et plus, ainsi que pour les adultes immunodéprimés dès 16 ans. Le schéma vaccinal comprend deux doses espacées de deux à six mois. Son efficacité contre les névralgies post-zostériennes dépasse 80 % sur onze ans selon les études cliniques.

Un détail important : Shingrix® peut être administré même après un épisode de zona antérieur ou après l'ancien vaccin Zostavax® (un délai d'un an est alors recommandé). Malgré l'investissement que représente cette vaccination, la protection offerte mérite une discussion approfondie avec votre médecin.

À noter : La douleur du zona (névralgie post-zostérienne) peut persister des mois, voire des années, et résiste souvent aux antalgiques classiques. Chez les plus de 70 ans, cette complication touche près d'un patient sur quatre. La vaccination reste le moyen le plus efficace de s'en prémunir.

5 – Le pneumocoque : de nouvelles recommandations pour les plus de 65 ans

Les infections invasives à pneumocoques — pneumonies, bactériémies — connaissent une recrudescence inquiétante en Belgique, avec un pic historique atteint en 2024-2025, principalement chez les plus de 65 ans. La mortalité associée est sévère : 12 % chez les plus de 65 ans, et jusqu'à 24 % au-delà de 85 ans.

En mars 2026, le CSS a mis à jour ses recommandations en préconisant désormais le PCV20 ou le PCV21, selon l'âge et le profil de risque du patient. Le PCV21, commercialisé en Belgique depuis mars 2026, offre une couverture sérotypique de 78,5 % contre les infections invasives chez les seniors. Le choix entre ces deux vaccins doit impérativement être discuté avec le médecin généraliste, qui adaptera la stratégie vaccinale à votre situation personnelle.

Des rappels vaccination adulte adaptés à chaque profil par le médecin généraliste

Stratégie « cocoon » et grossesse

Au-delà de ces cinq vaccins essentiels, certaines situations de vie appellent des vaccinations spécifiques. Si vous attendez un petit-enfant, par exemple, la stratégie dite « cocoon » vous concerne directement : il est recommandé de faire votre rappel dTpa quatre à six semaines avant la naissance du bébé, afin de créer une barrière protectrice autour du nourrisson encore trop jeune pour être vacciné.

Pour les femmes enceintes, le rappel dTpa est conseillé entre la 24e et la 32e semaine de grossesse, accompagné de la vaccination antigrippale.

Diabète et hépatite B : un risque sous-estimé

Les patients diabétiques de moins de 60 ans devraient discuter de la vaccination contre l'hépatite B, leur risque d'hépatite B aiguë étant 2,1 fois plus élevé que la moyenne. L'enjeu est de taille : si moins de 5 % des infections à hépatite B chez les adultes en bonne santé évoluent vers la chronicité, 25 % des porteurs chroniques développeront une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire (le type le plus fréquent de cancer primitif du foie) après plusieurs années. Ce risque justifie pleinement la recommandation du CSS de vacciner tous les patients diabétiques de moins de 60 ans. La vaccination contre l'hépatite B est d'ailleurs obligatoire en Belgique depuis 1999 (arrêté royal) pour tous les travailleurs de services réalisant des examens, soins médicaux ou de dentisterie, avec un schéma vaccinal adulte de 0-1-6 mois ou 0-1-2-12 mois.

Le vaccin HPV : un rattrapage pertinent jusqu'à 26 ans

Le vaccin HPV (Gardasil 9®) reste recommandé jusqu'à 26 ans pour les jeunes filles et garçons non encore immunisés. Le cancer du col de l'utérus se déclare principalement entre 35 et 65 ans, soit 10 à 20 ans après une infection à HPV contractée dans la jeunesse. Chez les hommes, 77 % des cancers induits par le HPV sont des cancers ORL, suivis du cancer de l'anus (15 %) et du cancer du pénis (8 %). Ces données renforcent l'intérêt d'un rattrapage vaccinal à discuter lors d'une consultation de mise à jour. De plus, le Gardasil 9® est spécifiquement recommandé pour les adultes immunodéprimés (notamment après transplantation d'organes solides ou en cas de séropositivité au VIH), même au-delà de 26 ans, en raison d'un risque supérieur démontré de développement d'affections précancéreuses induites par le HPV.

Des vaccinations spécifiques liées à la profession

Certaines professions imposent par ailleurs des vaccinations spécifiques au-delà du calendrier standard. La vaccination contre la rage est recommandée aux travailleurs expatriés dans les pays tropicaux ou subtropicaux en contact avec des animaux (vétérinaires, agronomes, gardes forestiers). La vaccination contre la tuberculose est recommandée aux coopérants de santé actifs dans des pays d'endémie. La vaccination contre le tétanos peut être rendue obligatoire par l'employeur via le médecin du travail pour les travailleurs en contact avec le sol, les animaux ou des déchets contaminés (CSS/Fedris).

Exemple : Arnaud Fréson, 42 ans, agronome résidant à Ligny, s'est présenté au cabinet du Docteur Kibonga avant un départ de six mois en République démocratique du Congo. Lors de la vérification de son carnet vaccinal, il s'est avéré que son rappel dTpa datait de treize ans, que sa vaccination contre l'hépatite B était incomplète, et qu'aucune vaccination antirabique n'avait été réalisée malgré son exposition professionnelle régulière aux animaux. En une seule consultation, un plan de rattrapage vaccinal complet a pu être établi et initié, intégrant les rappels manquants et les vaccinations liées à sa destination.

Le médecin généraliste, coordinateur central de votre calendrier vaccinal

En Belgique, le médecin généraliste est officiellement reconnu par le SPF Santé publique comme le premier point de contact en soins de première ligne et le garant du parcours vaccinal individuel. C'est lui qui adapte le calendrier vaccinal de référence à votre situation : âge, pathologies, mode de vie, profession.

Un indicateur parlant : les patients disposant d'un Dossier Médical Global (DMG) affichent une fidélité vaccinale significativement plus élevée que ceux qui n'en ont pas. Les patients sans DMG n'atteignent par exemple que 53,6 % de couverture vaccinale contre la grippe (Mutualités Libres, 2024), un taux nettement inférieur à celui des patients bénéficiant d'un suivi coordonné. Profitez donc de votre consultation annuelle antigrippale pour faire le point complet sur votre statut vaccinal, sans attendre un motif urgent.

Conseil : Si vous n'avez pas encore de Dossier Médical Global (DMG), demandez à votre médecin généraliste de l'ouvrir lors de votre prochaine visite. Ce dossier centralise votre historique médical et vaccinal, facilite le suivi de vos rappels, et vous donne droit à une réduction sur le ticket modérateur de chaque consultation.

Comment vérifier votre statut vaccinal en Belgique ?

En cas de perte du carnet de vaccination

Vous avez égaré votre carnet de vaccination ? Vous n'êtes pas seul. En Fédération Wallonie-Bruxelles, ce carnet reste le document officiel qui répertorie tous les vaccins reçus. En cas de perte, votre médecin généraliste peut reconstituer l'historique à partir de votre dossier médical. Ne vous fiez jamais à vos seuls souvenirs pour estimer votre couverture vaccinale.

La Vaccicard : un coffre-fort numérique pour vos vaccins

Bonne nouvelle : depuis janvier 2026, la Wallonie déploie la Vaccicard, un carnet vaccinal numérique sécurisé qui centralise toutes vos données vaccinales dans un coffre-fort régional. Avant son déploiement, les données vaccinales d'un citoyen wallon ou bruxellois étaient dispersées dans trois sources distinctes : le dossier ONE (vaccinations de l'enfance), le sumehr ou dossier santé résumé (données du médecin traitant) et Vaccinet (où les vaccinations Covid avaient été enregistrées). La Vaccicard réunit désormais ces trois flux dans un espace unique, avec une période transitoire de 12 mois pour permettre aux professionnels et aux éditeurs de logiciels de s'y connecter. Ces informations sont accessibles via l'espace personnel du Réseau Santé Wallon. Ce portail patient permet déjà de visualiser l'ensemble de vos vaccinations — qu'elles aient été réalisées par votre médecin traitant, en pharmacie ou par une infirmière — dans l'onglet « Mes vaccinations ».

À terme, le Réseau Santé Wallon permettra au patient de cliquer sur un bouton dans son espace personnel pour obtenir des recommandations vaccinales personnalisées, générées automatiquement en fonction de ses pathologies et de son historique vaccinal. Dans un second temps, il sera possible d'activer des rappels automatiques de vaccination (par exemple pour le pneumocoque ou le dTpa), dans le cadre d'un projet de recherche européen actuellement en cours de développement.

À noter : La Vaccicard ne remplace pas le dialogue avec votre médecin généraliste : elle le complète. Les recommandations automatiques générées par le système devront toujours être validées et adaptées à votre situation individuelle lors d'une consultation. C'est votre médecin qui reste le décisionnaire final de votre stratégie vaccinale.

Faites le point sur vos vaccins à Sombreffe

Au cabinet du Docteur Nyakio Kibonga à Sombreffe, la mise à jour vaccinale s'inscrit dans une approche globale et préventive de la santé. Fort de son expérience en santé publique et en gestion des soins, le Docteur Kibonga accompagne ses patients de tous âges dans leur parcours de soins, en privilégiant l'écoute, la personnalisation et le suivi dans la durée. Si vous habitez Sombreffe ou ses environs, prenez rendez-vous pour une consultation dédiée à la vérification de votre carnet vaccinal. C'est un geste simple, rapide, et pourtant essentiel pour une protection durable.